Le continent africain a vécu 15 jours de culture et d’arts à Alger, et ce, dans le cadre de la 2ème édition du Festival culturel panafricain d’Alger, qui s’est déroulé du 05 au 20 juillet. Même s’il est trop tôt de faire un véritable bilan de l’évènement, il n’en reste pas moins que, de par la participation des artistes, intellectuels et hommes de cultures africains de renommée internationale, la manifestation a connu une réussite certaine, ce qui a fait que le festival soit un évènement culturel d’une importance capitale.
La participation de 51 Etats africains à ce festival, en plus des Etats-Unis d’Amérique et du Brésil, avec 10 000 artistes et intellectuels, a fait que l’Algérie vive une atmosphère africaine au sens propre du terme. Ce qui nous incite à dire que l’Algérie a voyagé à travers l’Afrique par le biais des soirées musicales et artistiques, les réunions et les conférences, les expositions et les festivals, et que le Festival Panafricain a attiré à Alger la blanche, le continent africain, à commencer par Lucy, la mère de l’humanité, en passant par Tanela Bonny, Youssou N’dour, Cheb Khaled, Mory Kanté, Cesária Évora , Frantz Fanon, Anta Diop, Myriam Makéba, jusqu’à André Brink, Aimé Césaire et d’autres encore et non des moindres. Tout le monde s’était mis sur la même longueur d’onde : niveler le chemin pour le continent africain pour qu’il soit promu au rang et à la place qui lui conviennent dans le concert des nations.
Il est vrai que l’Afrique a fait des pas de géants vers le développement, et si le colonialisme est banni à jamais et que l’Afrique du Sud est rentrée dans les rangs des Nations africaines après s’être réconciliée avec elle-même, le chemin est encore long pour la mise en place des moyens de coopération entre les enfants de la culture africaine qui affirme, jour après jour, qu’elle est capable de donner davantage à ses enfants. Le continent a dépassé la phase de recherche de soi à celle de sa propre affirmation. Ce sont en effet les promesses sur lesquelles le deuxième festival culturel panafricain a braqué ses projecteurs, à travers son appel à la réalisation d’institutions culturelles africaines, ou l’insistance sur la continuité dans l’organisation de pareilles manifestations dont l’efficacité à consacrer la culture africaine a été prouvée. Plus que ça, la rencontre culturelle africaine, qui s’est déroulée à Alger, avec sa riche palette culturelle et artistique, reflétant la diversité culturelle du continent noir, pour affirmer, de nouveau, que la culture africaine peut produire les fruits dont se nourrira la culture africaine pour une meilleure promotion.
Le festival culturel panafricain a fait de son mieux pour donner la véritable image de la culture africaine, loin de tout artifice ou spéculation médiatique, que ce soit du point de vu organisationnel, de la diversité de ses contenus culturels, ou du fait que la culture est un espace de rencontre de tous les enfants du continent dans une seule langue comprise par tous, dans une compréhension mutuelle et une coordination complète.
Si la première édition du Panaf est étroitement liée à la mémoire collective africaine, il n’en demeure pas moins que ce festival sera le fondement pour la reconstruction du continent africain sur des bases de dialogue et de concorde entre tous les enfants du continent. Cela est en effet le pari de l’avenir pour l’ensemble des peuples africains, ou comme a dit le militant africain Patrice Lumumba, dans sa dernière lettre écrite à sa femme : « Viendra le jour où l’Histoire aura son mot à dire ; l’Afrique écrira sa propre Histoire »
Panaf