Attendu impatiemment par le public, les artistes et les organisateurs, le 2ème Festival Panafricain d’Alger (Panaf 2009) a débuté officiellement, Dimanche 05 Juillet par un spectacle haut en couleurs, réalisé par le célèbre chorégraphe Kamel Ouali, à la Coupole du Complexe Olympique Mohamed Boudiaf à Alger.
Dans un discours d’ouverture lu par le ministre d’Etat, Mr Abdelaziz Belkhadem, et représentant personnel du Président de la République, Mr Abdelaziz Bouteflika soulignera que « Ce Festival n’est pas seulement un évènement festif (…) Il est aussi la traduction de cette volonté politique de porter, dans une dynamique ambitieuse, notre continent vers l’avant, en faisant d’Alger le carrefour de toute la beauté et de toutes les richesses du continent. »
Par ailleurs le chef de l’Etat algérien a rendu hommage à « tous les hommes de culture africains, tous les intellectuels combattants de la liberté… » Pour lui, « ils sont légion, les innombrables et fiers artistes, sculpteurs, musiciens, acteurs, peintres, bâtisseurs du beau et sacré… »
A. Bouteflika a affirmé que l’Algérie va vibrer, durant deux semaines, au rythme de l’Afrique, continent qui « va rappeler au monde, par le verbe, le chant(…) les souffrances endurées par les peuples d’Afrique… » L’Afrique va rappeler par « la culture, que les peuples africains ont des racines profondément ancrées dans l’histoire de l’humanité. »Soulignant que « l’Afrique avait opté pour le beau dans la musique, la danse, le chant comme modes de résistance à l’oppression. »Pour le président Bouteflika, l’Afrique, partie du monde, « doit aussi porter le monde en elle. »
Puis vint le tour de Mr Jean Ping, président de la commission de l’Union Africaine(UA), de prendre la parole devant le parterre de personnalités politiques, pour transmettre le message que porte ce Festival, aux africains et au monde.
« Le monde a changé et l’Afrique a changé aussi » a-t-il souligné, indiquant que ce 2ème Festival intervient alors que le continent « fait sa marche vers une Afrique unie et vers une identité commune aux africains dans le sillage de la naissance de l’UA. »
« Ce Festival sera une occasion pour sceller un socle social et culturel pour les échanges entre les pays africains » a souligné Mr Ping.Salué chaleureusement par l’assistance, ce fut le signal du démarrage du spectacle que tout le monde attendait.
Le spectacle monté par le grand chorégraphe international, d’origine algérienne, Kamal Ouali, débuta alors, avec un nombre impressionnant de danseurs. Des chorégraphies très mouvementées se succédèrent pour raconter l’histoire de l’Afrique. Des fresques inédites racontaient les péripéties du passé douloureux du continent noir. La musique n’était pas en reste, les sonorités africaines se sont mêlées pour montrer la richesse culturelle du continent et son apport à la musique dans le monde.
Panaf